Lithographie, 2010
Tirage : 17/275
Éditeur : ADAGP, Succession Magritte
Imprimeur : Philippe Moreno, Atelier Art-Lithographies, Paris
Signée dans la planche
Certificat d'authenticité
L'oeuvre est en excellent état
D'après La Peine Perdue (1962)
Papier BFK Rives
Timbres sec de l’ADAGP et de la Succession MAGRITTE
Infimes taches dans le coin inférieur droit
Le rideau est l'instrument de prédilection de la révélation : il s'ouvre pour montrer, il se ferme pour dissimuler. Chez Magritte, il perd cette fonction essentielle. Dans La Peine perdue, les rideaux ne cachent rien et ne révèlent rien. Ils sont faits de la même matière que le ciel et ses nuages. Le dispositif théâtral est convoqué pour être aussitôt vidé de son sens : il n'y a pas de scène derrière le rideau, pas de secret derrière l'image. Magritte rejoue ici, dans un registre chromatique et aérien, sa réflexion constante sur les limites de la représentation.
LCD8020
— English —
Lithograph, 2010
Edition: 17/275
Publisher: ADAGP, Magritte Estate
Printer: Philippe Moreno, Atelier Art-Lithographies, Paris
Signed in the plate
Certificate of authenticity
Condition: excellent
After "La Peine perdue" (1962)
BFK Rives paper
Blind stamps of the ADAGP and the Magritte Estate
Tiny stains in the lower right corner
The curtain is the favoured instrument of revelation, opening to show and closing to conceal. In "La Peine perdue", Magritte's curtains, made of the same substance as the sky and clouds, hide and reveal nothing: there is no stage behind the curtain, no secret behind the image, a reflection on the limits of representation.